Neuf métiers
Le nombre de machines à l'apogée de l'atelier.
Un atelier de bonneterie, trois générations de propriétaires, quinze ans de sommeil et un chantier qui a surtout consisté à ne rien jeter.
Bas, chaussettes, sous-vêtements de laine : la maison a tourné pendant quatre-vingt-cinq ans avec une vingtaine d'ouvrières et neuf métiers rectilignes alignés au fond.
La production s'est arrêtée en 1987. Les machines sont parties, sauf une, trop lourde pour l'escalier : c'est celle que l'on voit en vitrine.
Le local a servi d'entrepôt, puis de rien du tout. Nous avons repris les murs en 2021, gardé le plancher, décapé les colonnes et ouvert le fond.

Le nombre de machines à l'apogée de l'atelier.
La seule machine restée sur place, arrêtée mais complète.
L'atelier devenu salle à manger, la salle des métiers devenue salon.
Le jeu ne coûte rien et ne rapporte rien : ni mise, ni gain, ni classement affiché.
La carte suit ce que livrent les producteurs de l'Aube ; une ligne manquante disparaît au lieu d'être remplacée.
Un client seul est présenté à une table s'il le souhaite, jamais laissé dans son coin.
L'ancienne bonneterie ne reçoit que des adultes, à table comme au salon du fond.
Rien ne se joue derrière un écran et pas un centime ne change de main : tout tient dans l'atelier de la rue Émile Zola.